Sommeil : pourquoi dormons-nous moins ?

Toutes les études concordent : les nuits en France sont plus courtes qu’avant. Il ne s’agit pas là d’un nième débat sur l’heure d’été mais bien d’une réalité scientifique : les Français dorment de moins en moins. En 50 ans, la durée moyenne d’une nuit de sommeil en France est passée d’environ 8h à 6h30. Les causes sont en partie identifiées. Quant aux conséquences, elles pourraient s’avérer plus importantes que prévues, en particulier sur notre santé. Dormir moins : quels risques ?

Dormir moins de sept heures par nuit : voilà où en sont les Français actuellement avec leur sommeil. Une étude de Santé Publique France dévoile cette durée de 6h32 très précise pour une nuit en semaine, ce qui constitue encore une baisse de 10 minutes par rapport à leur dernière enquête de 2017. Conclusion ? On n’a jamais dormi aussi peu... Si cette durée augmente jusqu’à environ 7h10 pour les week-ends et périodes de repos, il reste que ce n’est pas assez. En effet, notre métabolisme a besoin d’un peu plus de 7h pour opérer un cycle de récupération complète.

Cette baisse de la durée de sommeil a des conséquences sur notre santé, les mêmes qu’une baisse de la qualité de notre sommeil. Dormir peu, c’est augmenter les risques d’hypertension, d’infarctus, d’AVC, d’obésité, de mal de dos. Sans compter le risque d’accident qui va croissant, du fait de la vigilance réduite et l’impact au niveau relationnel puisque le manque de sommeil accroit aussi l’irritabilité.

Cette tendance forte et pérenne à la réduction de notre temps de sommeil trouve ses raisons dans la transformation profonde de nos sociétés. On constate d’ailleurs le même phénomène dans tous les pays dont le modèle économique et sociétal est semblable : du Brésil à l’Australie, de la Chine aux USA. Bien sûr, les villes et leur niveau sonore élevée sont montrées du doigt. Evidemment, les écrans, leur attrait et leur nombre compliquent l’affaire, surtout pour les plus jeunes. Mais il y a aussi des changements dans l’organisation du travail qui ont leur part dans ce phénomène : le travail de nuit n’a cessé d’augmenter ces 30 dernières années.

Le sommeil : Un atout santé ?
Les modes de vies se sont également modifiés : on se couche plus tard mais on se lève toujours aussi tôt. Le sommeil devient même pour certains une perte de temps, un frein à la performance… C’est pourtant tout le contraire. Réparateur, le sommeil permet non seulement à l’organisme de se régénérer et d’effectuer ses cycles naturels mais il est aussi le meilleur des stimulants intellectuels, notamment en ce qui concerne la mémorisation et la réactivité.

De façon générale, bien dormir nous assure une bonne hygiène de vie et une bonne santé (en savoir plus). Il faut donc se poser ces 2 questions : « Qu’est-ce qui m’empêche de dormir mieux ? Qu’est-ce qui me permettrait de gagner en qualité de sommeil ? » La literie, la luminosité et la température de la chambre, l’usage des écrans 1 à 2 heures avant de dormir : plusieurs leviers sont facilement accessibles pour parvenir à une meilleure qualité de sommeil. Ce qui correspond généralement à une meilleure qualité de vie.

D’ailleurs, une tendance s’affirme de plus en plus, en relation avec le besoin général de bien-être, à savoir : la valorisation du sommeil. Alors que dormir était encore il y a peu le summum de l’activité improductive, la sieste fait son entrée dans certaines entreprises pour permettre aux employés de s’accorder un temps de repos et se montrer plus productifs ensuite.

On parle désormais de la qualité du sommeil dans tous les domaines du développement personnel. Et le sommeil de devenir secret des sportifs, secret de beauté, atout santé indispensable… Dans un contexte où dormir devient de plus en plus difficile, le sommeil en est train de devenir mieux qu’on objectif. C’est-à-dire une vraie valeur.

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