Vaccination COVID-19 : une étude met en garde sur l’efficacité pour les patients atteints de cancer

Deux équipes de pharmacologues ont publié un article dans la célèbre revue scientifique "British Journal of Cancer." Un écrit portant sur le choix d'un vaccin contre la COVID-19 adapté aux patients atteints de cancer.

Au moment où la campagne de vaccination contre la COVID-19 est sur toutes les lèvres, une équipe de pharmacologues du cancer composée du Docteur Gérard Milano qui officie au centre Antoine Lacassagne de Nice, accompagné de son homologue, le Docteur Raphaëlle Fanciullino et du Professeur Joseph Ciccolini de la faculté de pharmacie de Marseille vient de publier un écrit sur l’importance du choix du vaccin à administrer aux patients atteint d’un cancer. Les travaux de recherche des différents laboratoires ayant été réalisés en quatrième vitesse, certaines subtilités restent à éclaircir, car en effet, tous vaccins ne sont pas faits du même bois.

Aujourd’hui cinq grands types de vaccins contres les virus sont recensés. Tous ont un dénominateur commun visant à permettre à notre système immunitaire de rejeter un virus. Cependant certains d’entre eux pourraient avoir des effets néfastes vis-à-vis des traitements utilisés pour soigner les cancers. Plusieurs de ces vaccins candidats à une large diffusion, sont des ARN Messager. Ils sont ainsi encapsulés dans ce que l’on appel des liposomes, qui permettent de transporter les molécules capables de lutter contre le coronavirus, afin d’atterrir sur des cellules cibles, touchées par le coronavirus. Problème, ce mode d’administration du vaccin pourrait chez certains patients atteints d’un cancer, avoir un effet d’absorption des liposomes par les cellules tumorales et ainsi rendre la vaccination totalement inefficace.

C’est une communication mise en garde donc pour le Docteur Gérard Milano : "il faut vacciner sélectivement avec le bon vaccin, celui qui aura le plus de chance d’être efficace." Car il existe un panel de vaccins alternatifs, dont le développement par différents laboratoires arrive en phase terminale de recherche, et qui permettrait aux patients cancéreux de bénéficier d’un traitement adapté à leurs besoins. "Tous les vaccins sont basés sur un dénominateur commun qui vise à faire reconnaître le corps étranger, mais ne diffusent pas dans l’organisme de la même façon (soit en inactivant le virus et le rendant inoffensif, soit grâce aux liposomes). En clair, c’est le véhicule qu’il faut adapter", précise le Docteur Milano.

D’après cette étude il faudra donc rester vigilant quant à la posologie du vaccin à administrer aux patients touchés par le cancer. Des personnes qui selon le calendrier de vaccination en cinq étapes du Gouvernement devraient bénéficier en premier lieu, du vaccin, tout comme les résidents des EHPAD.

L’article publié dans le British Journal of Cancer : https://www.nature.com/articles/s41416-020-01219-3

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Jane Doe

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