Loi sur la "sécurité globale" : la liste VIVA ! appelle à manifester

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner la proposition de loi sur la “sécurité globale”, la majorité commence à montrer des signes de division sur une de ses dispositions phares, mais controversées : la diffusion d’images de policiers et gendarmes en mission.

Ce point suscite la crispation des oppositions de gauche, de certains journalistes ou de la Défenseure des droits qui voit “des risques considérables d’atteinte à plusieurs droits fondamentaux, notamment au droit à la vie privée et à la liberté d’information.”

Dans sa rédaction actuelle, il prévoit de pénaliser d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la diffusion de “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter “atteinte à son intégrité physique ou psychique”.

Le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin plaide, de son côté, pour imposer la mesure. “Si vous voyez un problème qui relève du Code pénal, vous aurez le droit de le filmer et de le transmettre au procureur de la République, mais si vous voulez le diffuser sur internet de façon sauvage, vous devrez faire flouter les visages des policiers et des gendarmes”.

Une mobilisation citoyenne et associative aura lieu ce mardi dans toute la France et à Nice, contre le projet.

La liste VIVA ! (partis et mouvements de gauche) appelle à la participation : "trois des articles de ce projet de loi limitent la liberté de manifester dans des proportions injustifiables, alors que cette liberté a déjà été fortement restreinte et qu’elle est de nouveau remise en question par le schéma national du maintien de l’ordre. De plus, il y a dans ce projet de loi l’interdiction de filmer les policiers. En cas de violences policières , cela permettrait leur dissimulation alors que ce sont précisément les images filmées par des citoyens et des citoyennes qui ont permis de dévoiler les violences policières et de faire connaître la vérité dans de nombreuses affaires comme celle de Geneviève Legay à Nice."

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