JO 2021 : Quel bilan pour les athlètes des Alpes Maritimes ?

Ce dimanche 8 août a été marqué par la clôture des Jeux olympiques de Tokyo. Une édition en demi-teinte pour les bleus, qui ramènent au total 33 médailles : 10 en or, 12 en argent et 11 en bronze. Parmi ces médaillés, plusieurs athlètes issus du département des Alpes Maritimes. Retour sur les performances de nos 19 maralpins qui, médaillés ou non, ont donné le meilleur d’eux-mêmes dans cette compétition historique.

Aviron
La rameuse Élodie Raviera-Scaramozzino, née à Nice, n’a pas réussi à ramener une médaille avec sa coéquipière Hélène Lefebvre. 4e en demi-finale, elles se qualifient pour la finale B à laquelle elles terminent 2e sans médaille.

Basketball
Côté basket, ce sont deux Cannois qui ont brillé avec l’équipe de France, ramenant chacun une médaille. D’abord Sandrine Gruda – Ailière forte/ Pivot de 1m 93 et 34 ans/, l’un des éléments clés de l’équipe de France qui a fait parler son expérience. Malgré une défaite en demi-finale contre des Japonaises survoltées, les bleues battront tout de même la Serbie 91-76 pour obtenir le bronze.
Timothé Luwawu-Cabarrot, lui aussi Cannois et ailier, a su se montrer déterminant dans l’équipe de Vincent Collet durant tout le tournoi olympique. En finale contre les États-Unis, les bleus n’ont pas réussi à résister à l’ogre américain perdant 82-87, mais récoltant tout de même une très belle médaille d’argent.

Boxe
Mourad Aliev, le colosse de 26 ans d’origine russe s’entraîne au club de Légion Nice ; il était peut-être le plus gros espoir français en Boxe à ces JO. Combattant dans la catégorie poids super lourd +91 kg, il a été éliminé face au Britannique Frazer Clarke à cause d’une disqualification controversée pour un coup de tête à son adversaire. Le corps arbitral a ensuite reconnu avoir fait une erreur, mais sans pouvoir revenir sur sa décision. Considérant la décision comme un vol, le boxeur est resté sur le ring 45 minutes après la fin du combat en signe de protestation. En vain…

Équitation
Alexandre Ayache, est né à Nice et s’est formé de la région des Alpes Maritimes à l’écurie La Pirouette à Lantosque,. Malheureusement, le maralpin n’arrivera pas à se qualifier en finale du concours de dressage avec une 9e place aux qualifications en équipe et la 7e place en individuel.

Golf 
Le golfeur français de 26 ans, Romain Langasque, né à Grasse et licencié au Golf Country Club de Cannes Mougins, était présent au tournoi de Golf olympique pour la première fois de sa carrière. Classé 25e au premier tour, Langasque ne réussira pas à rattraper son retard et finira même 35e au classement final.

Gymnastique
La gymnastique française avait 2 azuréens dans ses rangs pendant ce tournoi olympique. Tous les deux pensionnaires du club de l’Olympique Antibes Juan-les-Pins Gymnastique, les deux gymnastes ont toutefois connu des aventures olympiques bien différentes. Loris Frasca ne réussira pas une très belle prestation, récoltant la 44e place du concours général.
Samir Ait Said, porte drapeau de l’équipe de France avait lui la possibilité d’écrire une belle histoire. Qualifié en finale avec la 3e meilleure note pour ses premiers JO (Londres et Rio manqués à cause de blessures), il s’était remis à rêver… Mais la malchance ne le lâche pas : il se blesse en finale et termine avec une 4e place bien amère.

Natation
L’Olympic Nice natation avait cette année trois nageurs dans l’équipe de France de Natation : Charlotte Bonnet, Jordan Pothain et Charles Rihoux. Malheureusement comme pour le reste des bleus (excepté Florent Manaudou) aucune médaille n’a été prise. Charlotte Bonnet se qualifie bien en finale, mais finit 8e. Pothain et Rihoux n’ont pas réussi à se qualifier en individuelle, mais ils étaient bien présents lors de la finale en équipe du 4 x 100 où ils arriveront 6e.

Pentathlon moderne
Le Cannois Valentin Prades, l’ancien numéro 1 mondial de sa discipline (2016-2018) avait une carte à jouer durant ces JO. Hélas, il n’obtient qu’une 7e place à la course et reste en dehors du top 10 qualificatif dans toutes ses autres épreuves (équitation, escrime et natation).

Tennis
Le tennis azuréen n’a pas été d’une grande réussite durant ces JO malgré la présence de trois athlètes à Tokyo. Gilles Simon a été éliminé dès le premier tour de la compétition contre un adversaire à sa portée, le 82e mondial, Egor Gerasimov en 4-6 / 6-3/ 6-4.
Les deux tenniswomen Fiona Ferro et Alizé Cornet avaient elles aussi connu la défaite en simple. Ferro est tombée au 2e tour contre Sara Tormo en deux sets tandis que Cornet, est sortie dès le premier tour. Les deux niçoises se sont ensuite concentrées sur leurs matchs ensemble en double. Malgré une victoire sur la paire ukrainienne Svitolina-Yastremska (6-2, 6-4), elles perdront logiquement contre les Américaines Mattek et Begula au deuxième tour (6-1 / 6-4).

Tir
Jean Quiquampoix était à 25 ans, le grand favori pour remporter le titre olympique dans sa discipline : le tir rapide à 25m. Pur produit du club de Tir sportif d’Antibes, il avait remporté les deux dernières compétitions auxquelles il avait participé (les championnats d’Europe et la coupe du monde) et avait touché l’or à Rio en 2016 en prenant la médaille d’argent. Le français jouait pour obtenir l’or olympique. Malgré un début de finale compliqué, le français a su se concentrer et a ensuite livré une performance de très haut niveau égalant même le record olympique : 34 tirs réussis sur 40.

Tir à l’arc
Pierre Pilhon est le numéro 1 français au tir à l’arc depuis 2014. Bien qu’il ne s’entraîne pas dans la région, mais à l’arc club de Nîmes, l’archer de 31 ans est niçois de naissance. Pilhon concourait pour les épreuves individuelles et en équipe. En équipe, la France sort contre les États-Unis en 8e de finales après une défaite 6-0. Pierre Pilhon prendra sa revanche en individuel avec sa victoire contre l’américain Jack Williams, mais perdra face au Sud-Coréen Kim Woo-jin en 16e de finale.

Triple saut
L’athlète niçoise, Rouguy Diallot, spécialiste du triple saut s’était qualifiée facilement en finale avec un seul saut à 14,29 m la plaçant à la 6e place du concours. Jamais médaillée, la Franco-Guinéenne entraînée par Teddy Tamgho (recordman de France du triple saut) est malheureusement tombée sur plus fort qu’elle dans cette finale. Avec un meilleur saut à 14,38 m, l’azuréenne se placera à la 9e place, pour avoir une médaille, il aurait fallu un saut à plus de 14,87 m.

Volleyball
Le volley français est en or ! Et s’il l’est, c’est aussi grâce à la famille Tilie. Avec Laurent Tilie aux commandes la France a remporté le premier titre olympique de son histoire dans cette discipline. Passé par Nice et par Cannes quand il était professionnel, l’entraîneur des bleus habite aujourd’hui Cagnes-Sur-Mer, l’endroit où son fils Kevin est né. Lui aussi international français, il a joué tous les matchs du tournoi olympique et a été d’une importance capitale dans l’obtention de ce titre historique.

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Jane Doe

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