Théo Pourchaire, 16 ans et déjà grand

Originaire de Grasse, Théo Pourchaire, jeune pilote automobile de 16 ans, évolue en Formule 3 au sein de l’écurie ART Grand prix. À la veille d’un week-end chargé en Autriche, il nous accorde un entretien.

Cette passion pour la course automobile, comment t-est-elle venue ?

Elle vient de mon père qui aimait ce domaine, il en faisait beaucoup en loisir. Il m’a inculqué cette passion et m’a fait commencer très jeune, dès l’âge de trois ans, dans un club de karting.

Quelles sont les différentes étapes pour accéder au haut niveau, à la Formule 1 ?

La première étape pour évoluer dans le sport automobile est une pratique régulière et intense du karting, dès le plus jeune âge. Il faut alors participer à des compétitions, régionales au début, puis nationales. Plus on prend de l’âge et de l’expérience, plus on monte en catégorie pour accéder aux championnats d’Europe et du monde en fonction de l’âge. Ensuite, si on a le niveau, l’accession à la Formule 4 est envisageable. Pour ma part je suis entré à l’âge de 14 ans en Formule 4 française, le seul championnat de monoplace auquel on peut participer à cet âge-là. L’année dernière j’ai intégré la F4 allemande avec au bout le titre de champion. J’ai ensuite intégré les championnats du monde de Formule 3, cette année, à 16 ans (l’âge minimum requis). À partir de là, tout est permis.

Cette année, avec les championnats du monde de Formule 3, quelles sont tes ambitions ?

Moi, comme chaque année, je vise la victoire. Je sais que ça ne va pas être simple, j’ai 16 ans, je suis le plus jeune pilote engagé. La moyenne d’âge est de 19 ans avec certains ayant 25 ans. Il me reste encore beaucoup à apprendre mais mon objectif principal reste la victoire, je vais tout faire pour gagner cette année.

Avec la crise de la Covid-19, l’arrêt des compétitions nationales, internationales et le confinement de plusieurs semaines imposé par la France, comment as-tu géré cette période, notamment au niveau de ta préparation ?

Cette période a été assez compliquée pour moi. En formule 3, on n’a déjà pas beaucoup de roulage, j’en ai été pénalisé en tant que jeune pilote. En cette période creuse il a fallu compenser avec de l’entretien musculaire où de la simulation. Mais ça ne reproduisait en aucun cas les sensations de pilotage. En revanche, j’ai pu davantage profiter de ma famille car c’est un sport où on voyage beaucoup, on est finalement peu souvent à la maison.

Pilote de haut niveau, c’est beaucoup de sacrifices ?

Oui, c’est un sport difficile. En plus de l’éloignement avec la famille et les amis, pilote c’est aussi beaucoup de sacrifices au niveau de l’école. J’ai dû suivre ma scolarité à l’école de la fédération française du sport automobile. Même si l’année prochaine je passe mon bac, j’étudie moins que d’autres personnes de mon âge. J’évite de sortir, ma vie sociale en est impactée. C’est certes beaucoup de sacrifices, mais j’aime ça, et je veux vivre pour cela.

Comment se déroule une semaine de course ?

Avec l’équipe, on arrive le mercredi sur le lieu de la course. Le jeudi, on réalise des tours de préparation à pied avec les ingénieurs, où l’on prépare le roulage du lendemain. Le vendredi, on enchaîne les essais libres puis les qualifications. Deux courses sont programmées le week-end, une le samedi, l’autre le dimanche. La grille de départ de la première course est déterminée par le classement des qualifications de la veille. Pour celle du dimanche, la grille sera inversé en fonction des 10 premiers de la course numéro 1. Le 10e part premier, ainsi de suite. Le but étant d’offrir plus de spectacle et l’opportunité aux pilotes de se démarquer. Le vainqueur de la course du samedi remporte 25 points, contre 15 pour celui du dimanche.

Pour ce deuxième week-end en Autriche, quelles sont tes ambitions ?

Après deux courses mitigées la semaine passée, je vise le top 10, même le podium ce weekend. Ma monoplace (ART Grand Prix) a le potentiel pour réaliser un top 3. Mon coéquipier a même réalisé la pôle position le week-end dernier. Je pars pour gagner chaque course.

Pour suivre Théo Pourchaire ce week-end, voici le programme télé :

  • Vendredi à 13h55 : qualifications F3 sur Canal+ Sport
  • Samedi à 10h20 : course 1 sur Canal+ Sport
  • Dimanche à 9h40 : course 2 sur Canal+

©Théo Pourchaire

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Jane Doe

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