Vendée Globe : à faible allure

Demain, ils ne seront plus que onze à naviguer dans l’Atlantique. Tous connaissent des situations bien différentes en ce 89e jour de course.

Le vent ne souffle plus beaucoup sur le Pingouin depuis hier. On est à deux doigts de la pétole pour Alexia Barrier au large de la côte brésilienne. Avec une moyenne de cinq noeuds sur la journée, la Maralpine n’a parcouru que 120 miles durant les dernières 24 heures. Même sort pour son compagnon de route puis un mois, Ari Huusela qui lui va se trouver dans une zone encore plus calme.

Mais par chance si on en croit les radars météorologiques du Vendée Globe, les prévisions montrent l’arrivée d’une dépression qui remonte du nord vers le sud et devrait pousser les deux skippers en dehors de l’anticyclone de Saint-Hélène. Des rafales de vent pouvant atteindre les 40 noeuds pourraient donner un peu d’espoir à Alexia Barrier, elle qui souhaiterait boucler son tour du monde à la fin du mois.

Si les conditions persistent comme cela il sera difficile de tenir les délais. Mais c’est bien connu, sur le Vendée Globe, c’est la nature qui décide ! Pour l’instant la Maralpine savoure ce moment de tranquillité à bord et profite des paysages haut en couleurs dans des conditions estivales (26°C dans l’air, 28°C dans l’eau). De quoi en profiter pour reprendre des forces et essayer de réparer le matériel défectueux depuis quelques jours pour terminer l’aventure.

Une aventure qu’Isabelle Joschke vient de reprendre à bord de son IMOCA resté à quai pendant plus de 10 jours pour être bichonné par son équipe technique à Salvador de Bahia. Trop tôt pour TSE-4myplanet qui n’arrivera pas à la rejoindre dû fait de ce manque de vent depuis deux jours...

Il reste encore 4 560 miles à Alexia avant de connaître le bonheur de pouvoir remonter le chenal sous les applaudissements des quelques passionnés présents à l’arrivée.

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Jane Doe

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