Vendée Globe : ça souffle au large de Madagascar

Comme l'annoçait les prévisions, les conditions météorologiques se sont dégradés pour les skippers à l'arrière du peloton. Une situation à double tranchant pour les marins.

C’est un peu quitte ou double sur le Vendée Globe cette année. Une course très animée et difficile pour les monocoques qui subissent tour à tour des dégâts plus ou moins importants. Actuellement dans une forte dépression au sud de Madagascar, TSE-4myplanet se ménage depuis hier pour éviter de subir les assauts de l’océan indien. Les vagues peuvent atteindre par endroits les quatre mètres de hauteur. Plus au sud que ses compagnons de fortune, Alexia Barrier se trouve plus proche du cœur de cette dépression accentuant les remous à bord.

"Aujourd’hui, ce n’est pas un temps de bisounours. J’ai mi la musique du dimanche pour essayer de me relaxer", confie la Maralpine qui disait hier être légèrement stressée par cette météo. "Ce coup de vent va passer rapidement", espérait-elle hier soir avant de passer devant les îles Kerguelen peut-être d’ici demain.

Mais difficile de profiter de ces forts vents favorables lorsque la mer est déchaînée. Il faut avant tout ménager sa monture qui n’a pas encore fait la moitié du chemin pour rentrer au Sable d’Olonne. Toujours est-il que l’IMOCA noir et rose perd du temps dans cette dépression par rapport à ses compagnons d’aventure comme Miranda Merron, qui navigue bien plus vite avec moins de vent, mais des conditions plus favorables.

Après 38 jours de course, il reste encore 29 800 km à parcourir pour Alexia dans ce neuvième Vendée Globe qui n’est clairement pas de tout repos pour l’ensemble de la flotte !

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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