Vendée Globe : de la casse pour TSE-4myplanet

Il est souvent difficile de faire un tour du monde sans avoir de petits soucis techniques de temps à autre. Place à la réparation !

On se passerait bien de ce genre de petits problèmes qui peuvent gâcher une journée... ou plus ! Heureusement plus de peur que de mal pour l’IMOCA de 1997 ! "Bon bah il y en a un qui a décidé de s’arracher ce matin : ce sont les femelots qui permettent de fixer l’hydrogénérateur au bateau. Bonne nouvelle je n’ai pas de dommages collatéraux, ni arraché les câbles ça sera plus facile une fois remonté pour le faire fonctionner. Par contre il va falloir attendre que la météo se calme un peu pour envisager une réparation/réinstallation, je vais pouvoir réparer demain quand je serai tribord amure... En attendant moteur, ça tourne."

Mais Alexia n’est pas la seule à connaitre des petits problèmes techniques depuis quelques jours. Le skipper de Bureau Vallée 2 est lui privé de pilote automatique depuis hier soir. Louis Burton, 8e au pointage, a prévu de s’abriter le long de l’île Macquarie cette nuit pour monter en tête de mât, pour une escale de 24 heures. Une situation invivable même à court terme, le Malouin ne pouvant plus lâcher les commandes de son IMOCA ne serait-ce que pour manger ou dormir.Pour Romain Attanasio, 13e, impossible de réduire la grand-voile alors qu’il surfait par 25-30 nœuds de vent en avant d’une dépression. Neuf heures de travaux pratiques dont un limage très précis d’une petite pièce du chariot de la voile ont eu raison du pépin.

La liste est encore longue ! Manu Cousin se soucie de son safran qu’il avait pourtant réparé au moment de son entrée dans l’océan Indien, mais a créé des fissures qui vont nécessiter son intervention. Stéphane Le Diraison avouait lui aussi être monté sur son bout-dehors pour remplacer un bout d’enrouleur cassé qui l’empêchait de rouler sa voile dans le gros temps. Que dire d’Isabelle Joschke, la skippeuse de MACSF n’a plus que du gasoil pour faire tourner son moteur et recharger ses batteries suite à la casse de l’hydrogénérateur comme pour Alexia. Charlie Dalin, longtemps leader de la course, a stoppé son effort durant une heure pour vérifier sa réparation de cale basse de foil.

La liste est longue, et elle montre à quel point les compétiteurs puissent au fond d’eux-mêmes pour trouver à chaque problème une solution. Et la seule chose dont on est certain, c’est que c’est loin d’être terminé tant les conditions sont rudes sur ce Vendée Globe ! La route vers les Sables d’Olonne sera encore semée d’embûches !

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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