Vendée Globe : en route dans les quarantièmes rugissants

Après 31 jours de courses, place à l'enchaînement des dépressions sur ce Vendée Globe 2020 avec un seul maître mot : prudence !

Les conditions se corsent pour l’ensemble de la flotte de ce neuvième Vendée Globe. Un appel à la vigilance qui oblige les skippers comme Alexia Barrier à veiller encore plus qu’à l’accoutumée. Toute la nuit, il faut vérifier la portance des vents. "Je suis sur le qui-vive sur cette autoroute de l’Est aux portants, ça avance bien. Un vent entre 17 et 24 noeuds, je porte mon grand gennaker (voile avant) qui peut en théorie supporter jusqu’à 30 noeuds mais je n’ai pas du tout envie de le tester. Je n’en ai qu’un et je ne veux pas le déchirer", racontait Alexia à 3h du matin.

La Maralpine reste très prudente dans cette mer très agitée qui a déjà causé pas mal de problèmes pour certains marins. En naviguant à la lisière d’une dépression qui va les porter jusqu’au Cap de Bonne-Espérance, les IMOCA retardataires sont entrés dans le royaume de l’ombre. Celui des quarantièmes rugissants. Un nom donné par les marins pour évoquer les forts vents situés à l’ouest de l’hémisphère sud. Il est donc important de réguler son allure tout en vérifiant l’évolution des conditions météorologiques qui changent du tout au tout en à peine quelques heures.

Objectif donc, attraper la bonne dépression pour avancer à bonne allure, mais avec prudence pour ne pas compromettre ses chances de poursuivre l’aventure. Une aventure qui doit durer encore plus de 33 000 km pour TSE-4myplanete.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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