Vendée Globe : fin de la dépression dans 48 heures

Ça fait maintenant plus de 48 heures qu'Alexia Barrier est aux prises avec une violente dépression en provenance de l’Antarctique. Et visiblement ça va durer plus longtemps que prévu.

La journée a été longue à bord de TSE-4myplanet. Si on en croit les relevés GPS, l’IMOCA sponsorisé par le Département des Alpes-Maritimes a fait une petite pause, comme pour reprendre des forces. Espérons que ce ne soit que ça ! "La mer grossit de jour en jour et ça ne va pas s’arrêter de si tôt. Il y en a encore pour 24 à 48 heures", redoute la Maralpine qui vit l’un des moments les plus difficiles depuis le départ.

"Je suis à 90% du temps assez sereine car le bateau se comporte bien. Ça ne sert à rien de s’inquiéter tant qu’il n’y a pas de problème. Je n’ai pas trop besoin d’aller dehors si ce n’est pour vérifier que tout va bien sur le pont. J’ai tout fait pour ne pas avoir à aller m’exposer aux vagues et au vent dehors. Mais de temps en temps j’ai un petit stresse en pensant à ce qui pourrait arriver. Si ça venait à casser, est-ce que j’ai bien attaché ci et ça...? Ce sont des pensées qui viennent me polluer et je peux vous dire que je les balaye d’un coup de respiration parce que les petits picotements du stresse ne sont pas pas du tout les bienvenues en ce moment", explique Alexia qui se montre combative face au déchaînement des éléments.

Difficile d’imaginer ce qu’elle doit ressentir, seul face à elle-même, dans un moment pareil. Coincée au milieu d’une mer plus que formée avec des vagues qui atteignent les sept mètres de hauteur mieux vaut être prudent et savoir ralentir pour éviter les problèmes. Avec son vieux "Pingouin" (le nom de son bateau), Alexia Barrier se sent en sécurité. Patience, les beaux jours arrivent à en croire les leaders qui profitent d’une météo plus que clémente au large du Brésil.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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