Vendée Globe : gérer la fatigue pour Alexia Barrier

Qu'il est difficile à passer ce Pot au Noir pour le petit groupe à l'arrière de la course. Si le vent s'est levé depuis hier, il n'est pas en faveur des skippers qui sont obligés d'enchaîner les manœuvres pour avancer difficilement vers la sortie de cette zone de convergence intertropicale.

Vivement l’Équateur ! C’est ce que doivent se dire les concurrents du tour du monde à la voile. Car si la course devient physiquement difficile à l’arrière, devant ce n’est pas beaucoup mieux. Les IMOCA avancent presque tous à une vitesse inférieure à 10 nœuds. Des conditions qui devraient s’améliorer demain en fin de journée d’après les dernières prévisions.

"Ce soir c’est plutôt ambiance 17 nœuds avec un vent qui n’est pas dans la bonne direction. Mais c’est ça la zone de convergence intertropicale, c’est toujours le bazar, donc il faut juste encore patienter quelques milles et ça sera terminé"
, se languit Alexia Barrier visiblement émoussée en ce 16e jour de course. "Avant le Pot au Noir, j’ai dormi cinq heures je pense, par tranche de 40 minutes à 80 minutes donc ça va je ne suis pas encore au bout du rouleau."

On comprend aisément que l’on assiste à un moment charnière pour TSE-4myplanet car la course est encore longue et s’annonce très difficile dans les semaines à venir. Espérons simplement que les conditions soient un peu plus favorables une fois le l’Équateur franchit, probablement dans la journée de jeudi si les calculs sont bons.

Toujours est-il que la flotte est maintenant très clairement séparée en trois groupes avec des écarts conséquents qui ne se combleront pas facilement. Mais sur le Vendée Globe tout reste possible, surtout lorsqu’il reste un peu plus de 39 700 kilomètres à parcourir dans cette course hors du commun.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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