Vendée Globe : "J’ai hâte d’en sortir"

Elle y est presque mais que la route aura été semée d’embûche pour Alexia Barrier dans sa quête du franchissement du Cap Horn. Le bulletin météorologique spécial ne s’était pas trompé et la tempête joue même les prolongations à environ 300 miles nautiques de la pointe sud-américaine.

Que les conditions ne sont pas simples pour les trois skippers qui s’approchent du Cap Horn. Après son abandon, c’est hors course que Sam Davies devrait le passer en fin de journée. Initiatives-Cœur a dû affronter des conditions particulièrement musclées dans la nuit de vendredi à samedi avec des rafales à 50 nœuds. En revanche, pour Alexia Barrier, qui devrait franchir le cap mythique ce soir ou plutôt lundi matin (au levé du soleil), les conditions sont légèrement plus clémentes. Mais elle n’a pas été épargnée non plus : "J’ai eu ma dose ses deux dernières semaines avec des fronts jusqu’à 50 nœuds, de la houle... Pendant des heures, on garde la boule au ventre. Je sais que le meilleur moyen de s’en sortir au plus vite, c’est d’avancer. J’ai hâte d’en sortir !" D’autant qu’à bord la Maralpine n’a pas été épargné par les problèmes : hydrogénérateur bâbord arraché, problème d’antenne satellite, fuite du dessalinisateur... Je ne serais pas contre m’arrêter une semaine en Patagonie pour tout réparer !" Alexia dit tout ça avec le sourire, parce qu’elle est préparée, parce qu’elle sait "faire partie d’une course extrême" et qu’elle donne le meilleur. Une belle leçon de résistance.

Hier encore la locale de l’étape a fait face à des conditions à la limite du praticable : "J’ai eu encore du vent fort cette semaine à l’approche du Cap Horn. Il y a deux nuits de ça, j’étais encore dans un front costaud avec 35 à 50 nœuds de vent. La mer n’était pas trop déchaînée, j’avais trois à quatre mètres de houle. Ça se mérite le Cap Horn, non ? Les conditions ne sont pas très plaisantes, quand tu gardes la boule au ventre pendant des heures... Mais bon, je sais que c’est bientôt terminé. Je me suis lancée dans la course la plus extrême qui puisse exister. J’essaye de me faire une raison en essayant de garder le sourire !"

Ce sourire il ne faut pas le lâcher jusqu’à demain, date de l’accomplissement d’un rêve de petite fille, passer l’archipel de la Terre de Feu qui aura une fois encore bien porté son nom. Après cela, direction la remonté de l’Atlantique sud avec quelques fronts à gérer dans les premiers jours avant de retrouver des conditions plus stables et chaudes !

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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