Vendée Globe : "je me casse la tête pour trouver les bons réglages"

Destins croisés sur ce Vendée Globe 2020. Pendant que la tête de la course retrouve des conditions plus clémentes, à l'arrière les IMOCA rentrent dans le dur.

En théorie, après un peu plus d’un mois de navigation, les corps et les esprits ont besoin de se ressourcer. Oui mais pas sur le Vendée Globe, du moins pour l’arrière de la flotte qui s’apprête à passer le Cap de Bonne-Espérance et sa mer agitée. "Il fait de plus en plus froid, les vagues sont bien formées, cette nuit il y a eu des risées à 35 nœuds. Je me casse la tête pour trouver les bons réglages, car le vent est assez irrégulier, ça varie entre 20 et 35 nœuds donc soit j’ai les potières sous l’eau en étant surtoilée, soit j’attends les vagues pour glisser et ça avance moins vite. Je suis toujours dans une optique de naviguer bien tout en ne cassant rien", précise Alexia Barrier.

Si les conditions pour les dix prochains jours s’annoncent périlleuses pas de quoi inquiéter la Maralpine :"on est dans le vif du sujet, mais ça fait un paquet d’années que je navigue, de grosses vagues et des coups de vent j’en ai connu, donc une grosse vague ça reste une grosse vague, peu importe où elle est. Pour l’instant ça ne me fait pas plus peur que ce que j’ai déjà rencontré. Certes, j’ai eu 35 nœuds pour l’instant, pas 50, mais j’aime bien cette ambiance de grosses vagues longues. Il y a beaucoup d’oiseaux qui tournent autour du bateau, ils doivent se demander ce que je fais dans leurs quartiers."

Rester en forme physiquement sera un gage de performance et de sécurité, pour rester dans la bataille au classement, prendre les bonnes décisions et surtout, ne pas faire de bêtise lorsqu’on sort manœuvrer sur le pont. Pour le moment, Alexia est en tête du petit groupe de huit bateaux à l’arrière de la course en 21e position.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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