Vendée Globe : l’anticyclone de Saint-Hélène fait des siennes

Alors qu'une concurrente est de nouveau attendue dans la journée, les conditions sont déplorables que ce soit sur la ligne d'arrivée comme au sud-ouest de l'île Saint-Hélène.

À chaque jour suffit sa peine depuis le départ. Que ce soit à proximité des Sables d’Olonne ou à l’arrière de la course, cette expression se vérifie aisément. Synonyme de vents faibles, cette zone à proximité de l’île Saint-Hélène est connue pour son anticyclone fait de hautes pressions qui s’étend sur une grande partie de l’Atlantique Sud. Il représente un véritable casse-tête pour les skippers comme Alexia Barrier qui s’y frotte actuellement.

C’est le même tambourin qui tape l’Azuréenne en plein contournement de cette difficulté : "Depuis cette nuit, ça tape pas mal au près en bâbord amures. Jusque-là c’était acceptable mais là..., je ne sais pas qui est chargé des effets spéciaux du Vendée Globe. Ce serait cool qu’il parte un petit peu en vacances pour qu’on puisse avoir une mer plate et 15 noeuds de vent pendant une journée", ironise la navigatrice, qui semble par moments montrer quelques signes d’agacement forts légitimes !

Pour ce sortir de cette mer une nouvelle fois capricieuse, il va une nouvelle fois préparer les grandes manœuvres, vêtues de son emblématique ciré rose et noir aux couleurs de son IMOCA. "Ça ne va pas durer très longtemps, je vais virer de bord dans environ 24 heures donc le vent va adonner en tribord gentiment. Tout va bien car chaque jour je me rapproche un petit peu plus des Sables d’Olonne. La vie est belle", se persuade-t-elle pour oublier les galères qui n’en finissent plus depuis le passage dans le Pacifique en décembre dernier. Vivement donc que la course prenne un tournant plus sympathique pour profiter au mieux des 5 000 derniers miles avant de boucler ce tour du monde.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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