Vendée Globe : l’obsession du Horn

Après 72 jours de mer, la course est toujours aussi indécise. Devant ils sont encore neuf à pouvoir rêver d'un sacre sur ce Vendée Globe. Derrière les conditions restent compliquées avec au menu du froid, du brouillard et des grains.

Alors que les premières arrivées sont prévues dans neuf jours, Alexia Barrier se prépare à franchir de la meilleure des manières le Cap Horn : "j’ai encore un passage ou deux à négocier avant d’y arriver. Normalement ce ne seront pas des gros fronts. On a eu notre dose de sport avec Sam (Davies) la semaine dernière." Dans cette météo fraîche (5°C) et maussade, une satisfaction permet à l’Azuréenne de se réchauffer le coeur : "à priori je vais pouvoir passer proche du Cap Horn, le routage et le vent vont sûrement me le permettre. Par contre je ne sais pas encore s’il fera jour ou pas...", se demande-t-elle à moins de 1 000 miles nautiques de ce nouvel objectif.

Pour l’instant, la skipper tente de reprendre un peu de hauteur en prévision d’une zone plus calme au sud de la pointe sud-africaine. À ce rythme, elle devrait rattraper la navigatrice d’Initiative Coeur juste devant elle qui profite pour le moment de meilleure condition avant un probable inversement d’ici deux jours.

Deux stratégies différentes qui s’avèrent très importantes car il est possible de rester dans la pétole durant plusieurs jours avant de retrouver des vents dans cette zone si spéciale. L’occasion de se rapprocher des terres qu’elle n’a plus eu la possibilité de contempler depuis plusieurs semaines avant d’attaquer de nouveau la remontée de l’Atlantique.

Se rapprocher un peu plus de la Vendée pour retrouver sa famille et ses proches autrement que par une courte visio, voici l’ultime défi d’Alexia Barrier pour ses trois ou quatre prochaines semaines de course. Avant cela, il lui reste encore à parcourir un peu plus de 15 000 km !

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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