Vendée Globe : la queue de peloton s’accroche

Ils sont un peu plus d'une dizaine à avoir manqué le coche de la dépression "Théta". Des conditions assez stressantes pour ses marins qui guettent la moindre rafale de vent pour enfin prendre un peu de vitesse.

Pendant que les bateaux de tête ont déjà passé le Cap Vert et filent vers le Pot au Noir, à l’arrière, les concurrents profitent des conditions très calmes pour bricoler et se reposer un peu. Une attente qui semble interminable pour certains qui voient déjà leur chance de bien figurer au général s’évaporer.

Il n’y a donc qu’une seule chose à faire... attendre. Attendre encore et toujours que les conditions climatiques s’améliorent pour se sortir de ce mauvais pas. Alors qu’en pleine nuit les conditions s’amélioraient pour l’IMOCA d’Alexia Barrier, la Maralpine se réveille en sursaut de sa sieste éclaire pour empanner (changer le côté par lequel le vent rentre dans la voile). Une manœuvre très habituelle pour elle mais qui en pleine nuit a pris des allures de galères : j’affale le spi avec mon nouveau système pour le descendre, et ça fonctionne super bien. Le temps que j’aille attraper la drisse pour l’affaler, cette coquine de chaussette avait fait 15 fois le tour de l’étai. Du coup, je bataille pour finalement réussir à descendre le spi, que j’appelle « Scarface » parce qu’il a été réparé deux ou trois fois de haut en bas et de long en large. Bref, j’arrive à ramener Scarface dans la soute à voile. Et quand je me dirige à l’arrière du bateau pour ranger les bouts, je me rends compte qu’une écoute s’est enroulée dans l’hydrogénérateur ! On appelle ça la Loi de Murphy ? Non, c’est peut-être juste la précipitation et une leçon à retenir pour la prochaine fois. J’affalerais le spi avant que le vent monte, ça sera beaucoup plus facile , expliquait Alexia sur ses réseaux sociaux.

Une anecdote sympa qui lui aura donné l’opportunité de prendre un peu plus de vitesse hier par rapport à la veille (13 km/h de moyenne) et de gagner une place au classement de la course. Il lui reste encore 42 600 kilomètres à parcourir avant de rentrer aux Sables d’Olonne.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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