Vendée Globe : le calme avant le Horn ?

Les derniers jours auront été éprouvants dans le Pacifique Sud. L'important est de reprendre des forces avant de réfléchir à une stratégie pour franchir le Cap Horn en fin de semaine (si tout va bien).

Ils ne sont plus que deux concurrents encore en course à n’avoir pas encore passé le mythique Cap Horn. Parmi eux, Alexia Barrier qui cherche la meilleure trajectoire pour prendre la vitesse sans prendre plus de risque dans une zone plus favorable. En compagnie de Samantha Davies (hors course) et Ari Huusela derrière elle, l’heure est à la descente vers la zone des glaces. Une dépression avec des vents favorables d’une vingtaine de noeuds permet de garder un bon rythme sans pour autant se retrouver secouer dans de grandes vagues, comme ce fut le cas la semaine dernière.

Mais les vagues vont peut-être refaire leur apparition à l’approche de la pointe sud-américaine. Une zone très spéciale pour les marins dans laquelle la météo change extrêmement vite passant de la pétole à d’importantes turbulences en seulement quelques minutes. Des conditions évolutives causées entre autres par les chaînes montagneuses au Sud du Chili qui s’élèvent à plus de 3 000 mètres et les îles de Patagonie culminant pour certaines à près de mille mètres. Un véritable casse-tête donc pour les prévisionnistes et les skippers qui font de ce cap un lieu de légende pour tous navigateurs.

Avant cela, il reste encore un peu moins de 1 600 miles à parcourir pour la Maralpine en surfant dans les derniers courants d’airs du Pacifique. Un océan qui aura été pour le moins épuisant durant cette 9e édition de la plus célèbre des courses autour du monde. Attention, d’autres perturbations pourraient s’inviter sur le passage du "Pingouin".

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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