Vendée Globe : le "Pingouin" est pressé de rentrer !

Après l'arrivée hier après-midi de Manuel Cousin, le prochain bateau encore en course attendu pour franchir la ligne est celui de notre Maralpine et son Pingouin qui a retrouvé de sa superbe dans l'Atlantique Nord !

On y est presque mais pour conclure ce tour du monde il va falloir serrer les dents. Encore 1 500 milles séparent TSE-4myplanet du port des Sables d’Olonne qui a été rejoint hier par le 23e du classement général en 103 jours de course. S’il y a plus vraiment d’enjeux depuis le début de l’année, l’esprit de compétition refait surface pour surmonter la souffrance. "Mon objectif c’est d’essayer d’arriver le plus vite possible pour pouvoir me reposer. Mais ça va j’ai le moral, beaucoup de personnes m’envoient des messages de soutiens. Je ne suis pas du tout déprimé, simplement par moments ça fait tellement mal j’ai envoie de crier mais ça ne va pas faire aller le bateau plus vite. J’essaye de rester cool, je m’hydrate bien, je mange, je prends mes médicaments, je trouve des positions qui sont un peu plus confortables pour veiller, regarder les chiffres sur l’ordinateur. Mais ça va aller, il reste moins de dix jours je pense donc ça va, j’y suis presque", positive Alexia en pleine remontée vers la Vendée.

Une ligne droite qui peut, en cas d’impossibilité d’assurer les manœuvres à effectuer, lui permettre de rallier l’arrivée en limitant au maximum les efforts à fournir à bord. "À certains moments je n’arrive pas à rester assise parce que ça touche un peu la colonne vertébrale mon histoire. Le plus confortable c’est d’être dans mon pouf à l’intérieur du bateau ou alors quand je trouve une position allongée dans la bannette. Le seul piège lorsque j’étais installé à l’intérieur, je me le suis dit au moment ou je suis tombé puis relevé dans ma couchette c’est est-ce que je vais réussir à descendre ? Et effectivement il y a des moments où c’est un peu chaud pour remettre les pieds par terre", confie-t-elle.

Vivement le week-end prochain, enfin si la météo le permet car les anticyclones sont nombreux dans le Nord-Est de l’Atlantique. Si le bateau a parcouru plus de 300 milles hier (probablement pas loin de son record sur la course) grâce à cette dépression annoncée hier, dans la journée le vent devrait mollir sous les 10 noeuds.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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