Vendée Globe : oublier le passer, cap sur l’avenir

Elles sont longues à se refermer les plaies du "Pingouin". Ce vieux loup de mer en a vu d'autres certes mais il faut continuer de le bichonner pour poursuivre l'aventure dans les meilleures conditions.

Après 55 jours en mer, Alexia Barrier vient de passer la Tasmanie avec plus de 5 000 milles nautiques de retard sur la tête de la course. Anecdotique certes car l’objectif n’est pas de lutter pour les premières places. Toujours est-il que si l’on parle souvent de l’avant de la course et la bataille pour le podium, à l’arrière aussi on prend parfois des risques pour aller chercher un maximum de vitesse et faire la course avec d’autres bateaux plus ou moins performants.

Parfois ça passe, parfois ça casse. Cette fois-ci TSE-4myplanet a eu beaucoup de chance de ne pas voir sa course s’arrêter le soir de Noël. Désormais sa "capitaine" continue de s’en occuper comme si c’était son propre enfant ou plutôt un adolescent de 22 ans d’âge qui fait parfois des siennes. S’assurer que la bastaque va tenir, le mât ne montre pas un nouveau signe de fatigue, réparer l’hydrogénérateur... et surtout entretenir le matériel pour éviter d’autres désagréables surprises.

Avec tout ça il ne faut pas oublier de prendre soin de soi-même. C’est alors tout le travail de préparation en amont, à terre qui joue son rôle. "Dans chaque sac de nourriture, j’ai une petite surprise et depuis mon entrée dans l’océan Indien, je pioche chaque jour une photo dans un paquet de 50. Ça me permet de m’évader un peu en pensant à ce que ça symbolise pour moi. On trouve du réconfort où l’on peut, ce n’est pas drôle tous les jours, il y a même des moments difficiles. Je prends chaque petite chose qui peut me faire sourire. J’ai évidemment de la musique et ce matin j’étais tellement contente d’avoir hissé mon gennaker que j’ai passé un quart d’heure à danser. Au bout d’un moment je me suis dit qu’il fallait que je me calme pour garder de l’énergie pour l’affaler après," rigole Alexia qui a repris du poil de la bête depuis le passage a cette nouvelle année.

En tout cas une chose est certaine, elle aura besoin d’un maximum de force et de bonnes ondes pour aller au bout de son rêve et rallier les Sables d’Olonne dans une quarantaine de jours ou un peu plus, il n’y a pas le feu !

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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