Vendée Globe : rester concentré

Les arrivées s'enchaînent sur la neuvième édition du Vendée Globe. Le prochain à franchir la ligne devrait être Armel Tripon, probablement lundi en fin de journée. Pendant ce temps à l'arrière, ça chahute encore un peu.

Ils ne sont déjà plus que 15, toujours étalés entre les côtes argentines et les portugaises. Alexia Barrier, poursuit en compagnie d’Ari Huusela et à peine plus loin devant Sam Davies, une remontée dictée par un régime anticyclonique, avec une barrière de haute pression qui se dresse sur leur route, en ce moment même. Des conditions loin de faire regretter à notre Maralpine les derniers jours passés dans le Pacifique. "C’est vraiment chouette d’être dans l’Atlantique. Je vais vérifier, mais je crois que je ne suis plus dans les quarantièmes, je retrouve peu à peu le monde civilisé de l’Atlantique que je connais bien", se rassure-t-elle après avoir vécu des moments difficiles.

"Je récupère de ce cap Horn et de ces derniers jours qui ont été éprouvants. Il y a des passages de grains de temps en temps, mais ça n’a rien à voir du point de vue de l’intensité, de la violence, de l’ambiance, de l’état de la mer, de la couleur du ciel, la forme des nuages, la température, etc. Tout change. Je découvrais un monde totalement étranger auquel j’ai dû m’adapter, c’est vraiment très différent de ce qu’on connaît en Atlantique."

Après avoir perdu le contact avec Clément Giraud et Miranda Merron le jour de noël, suite à son démâtage qui s’est finalement bien terminé, Alexia Barrier n’a pas vraiment eu le temps de tergiverser même si elle se trouvait dans une zone éloignée de tous concurrents : "Je n’ai pas trop eu de sentiment de solitude. J’essaie de ne pas trop y penser sinon ça risque de me rajouter une charge émotionnelle supplémentaire. Sam Davies et Ari Huusela ne sont pas très loin de moi, je me suis toujours concentrée là-dessus. Sinon, tu peux vite perdre les pédales et paniquer. J’ai juste senti quelque chose que j’avais rarement ressenti en mer, c’est de ne pas comprendre pourquoi c’était sans cesse aussi intense et violent. Avant le passage du cap Horn, ça ne s’est jamais arrêté pendant dix jours. Il y avait toujours entre 30 et 50 nœuds avec sept mètres de creux. C’était n’importe quoi."

Désormais même si les conditions restent encore difficiles à naviguer, la mer semble laisser les derniers concurrents encore en course plus tranquille. Mais attention aux dépressions qui rôdes dans l’Atlantique et pourraient toucher dans les prochains jours.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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