Vendée Globe : un peu d’escalade pour Alexia Barrier

La journée fut l'une des plus paisibles sur ce Vendée Globe. Après avoir accompagné Kévin Escoffier par la pensée hier, Alexia Barrier a décidé de se lancer dans un check-up complet de son IMOCA.

Finalement il n’y pas une journée tranquille sur la mythique course autour du monde en solitaire. Alors qu’une nouvelle dépression approche à vitesse Grand V, il était important de préparer TSE-4myplanet à affronter une mer déchaînée. "Énergie du bord, mécanique, structure, gréement dormant, gréement courant et voiles. Je passe tout en revue, renforce, bouche les petites fuites qui vont vite devenir désagréables quand il fera froid [...] On met un Max de chances de mon côté avec l’équipe pour éviter la casse. Je vais vivre des moments hors du commun. Nous sommes très peu à réaliser ce que je suis en train de faire. Je suis comme l’astronaute qui est dans la fusée pour la lune. À la fois terrorisée et émerveillée. Je ne donnerai ma place à personne. La vie est magnifique" s’enthousiasme Alexia au moment de rentrer dans un nouveau temps fort de la course.

Mais les différentes interventions réalisées sur son monocoque, comme le fait de monter à plus de 20m de hauteur pour vérifier plusieurs éléments et remettre une dries en place sont des opérations très risquées surtout avec des vents d’une douzaine de nœuds accompagnés des mouvements du bateau. Telle est le prix à payer pour naviguer dans les meilleures conditions possibles d’ici 48h.

Désormais place au Grand Sud avec ses conditions très difficiles, qui ont coûtés chère à Kévin Escoffier, avant d’arriver au Cap de Bonne-Espérance. Maitre mot prudence !

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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