Vendée Globe : une histoire d’énergie

À seulement 800 milles de l'arrivée, la course peut encore réserver quelques surprises comme Alexia Barrier a eu l'occasion de le constater.

C’est avec courage qu’Alexia Barrier poursuit sa route jusqu’aux Sables d’Olonne. Blessée depuis maintenant six jours, l’Azuréenne se donne corps et âme pour franchir la ligne d’arrivée le plus rapidement possible. Mais son vieux bateau qui en est à sa sixième participation montre une nouvelle fois des signes de fatigue. "La nuit a été assez cool jusqu’à ce qu’une nouvelle fois le bout qui tient hydrogénérateur dans sa partie basse ce soit encore cassé", déplore-t-elle alors que cette pièce a déjà fait l’objet de plusieurs réparations depuis le départ. "J’ai vraiment plus que ça pour produire de l’énergie donc c’est vraiment important pour moi que ça fonctionne."

Du coup pas d’autres choix que de tenter une énième réparation de fortune. Sauf que cette fois-ci, c’est avec un dos récalcitrant que la skipper a été obligée de composer. Alors que le vent soufflait à plus de 25 noeuds avec de grosses vagues, la Maralpine a tenté après avoir prévenu son équipe de réparer en se mettant à l’eau comme elle l’avait fait la première fois. Une idée logiquement abandonnée au bout de quelques minutes étant donné la difficulté de simplement se déplacer sur le bateau malgré le traitement prodigué par le médecin de la course. Après une heure de réflexion, Alexia a finalement trouvé un moyen, grâce à un "messager" (une corde) et "un chat" (une tige), pour faire tenir de nouveau son unique source d’énergie à bord.

Un soulagement pour la navigatrice qui représente fièrement les Alpes-Maritimes sur l’ensemble des océans du monde : "Vous ne pouvez pas savoir comme je suis contente. Désormais il y a des risées jusqu’à 30 noeuds ce qui me permet d’avancer un peu plus rapidement vers le Cap Finistère et je l’espère ne pas passer trop longtemps au près." En continuant de suivre la route la plus directe, Alexia Barrier a navigué hier à environ 12 noeuds de moyenne sur la journée ce qui représente près de 300 milles parcourus.

Courage le calvaire de ces derniers jours touche à sa fin !

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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