Vendée Globe : une histoire de dorsale

Alexia Barrier continue de naviguer magnifiquement malgré la douleur suite au choc subit au niveau de sa colonne vertébrale. Patience et pugnacité seront les maîtres-mots de ces prochains jours.

Ça semble aller légèrement mieux à bord de TSE-4myplanet. Déjà parce que le vent est de retour : "je crois que je suis sortie de la dorsale, le vent est de retour", annonce la skipper alors que ses muscles dorsaux semblent toujours la faire autant souffrir. Pour faire abstraction de ce désagrément, Alexia tente de se faire plaisir en puisant dans sa réserve encore bien fournie de gourmandises. Une manière comme une autre de faire passer le temps et peut-être avec un peu de chance, la douleur qui la suit depuis quatre jours.

Désormais elle va s’atteler à attraper le sud d’une dépression et prendre de la vitesse dans des vents portants bâbord amure qui se déplacent d’Ouest en Est vers l’Espagne. Une situation pas forcement évidente puisque qui dit vent, dit perturbation à bord. Ça va taper sur le "Pingouin" mais aussi sur le dos d’Alexia Barrier. Il faut donc comme depuis le début de la semaine anticiper et se préserver pour aller au bout sans aggraver la blessure.

Pour l’instant le vent forcit petit à petit et devrait passer de 17 noeuds actuellement pour atteindre les 24 noeuds dans l’après-midi. Hier, la Maralpine est tout de même parvenue à parcourir 200 milles nautiques ce qui la place à 1 800 milles nautiques de l’arrivée. Les Sables d’Olonne ne sont plus très loin et l’arrivée reste prévue pour le 28 février. Pendant ce temps c’est au tour de Manuel Cousin de profiter du bonheur de franchir l’arrivée en 23e position. Un bonheur qui sera décuplé pour l’Azuréenne à la vue des circonstances de course qui auront été particulièrement compliquées sur cette neuvième édition du Vendée Globe.

Photo : Lou Kevin Roquais/Air Vide et Eau

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Jane Doe

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