Viktor Maquaire : « Au Stade Niçois, on ne craint personne »

Arrivé cet été de Bobigny (Fédérale 1), Viktor Maquaire s’est rapidement imposé au poste de demi d’ouverture du Stade Niçois. Blessé en première partie de saison, le Nordiste d’origine n’a plus manqué un match depuis la reprise début janvier. Entretien pour Nice Premium avec un numéro 10 très ambitieux.

Nice Premium : Viktor, pouvez-vous raconter votre parcours avant de signer à Nice l’été dernier…

Viktor Maquaire : Je suis originaire du Nord, plus précisément d’Arras. A partir des Juniors je suis parti à Montpellier où j’ai passé trois ans. J’ai ensuite eu une proposition intéressante de Perpignan, pour s’entrainer et jouer avec l’effectif professionnel. A l’USAP, la première année s’est bien passée, on perd en finale du Top 14 mais après deux ans, j’ai décidé de repartir de plus bas avec Bobigny en Fédérale 1.

N.P. : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet Niçois ?

V.M : Je n’avais pas pour objectif de redescendre en Fédérale 2 mais le projet était vraiment intéressant. J’ai signé avec un de mes meilleurs amis, Julien Fritz. On a décidé de se relancer, de prendre du plaisir, ce qui nous avait manqué dans nos clubs respectifs. C’est le projet et l’amitié qui nous réunit aujourd’hui.

N.P. : Comment jugez-vous votre saison ?

V.M. : Au début de saison, le staff a fait le choix de mettre sur le terrain les joueurs qu’ils connaissaient, c’était logique. Je n’ai pas eu la chance d’être titulaire au début, il fallait faire nos preuves. Le match à Bedarrides (21 septembre) a laissé des traces avec une blessure au genou (entorse) pour moi mais aussi pour Sonetti et Fritz. J’ai été absent plus de 6 semaines. Sur la fin de la phase aller, je joue les quatre derniers matches. Ma saison a réellement débuté fin novembre. Quand on manque les premiers matches, c’est dur de se mettre dans le rythme.

N.P. : Deux belles victoires contre Bedarrides et Beaurepaire, un coup d’arrêt à Grasse. La dernière ligne droite est lancée…

V.M. : On ne craint personne dans notre poule. Le seul problème c’est nous. On est capable de sortir des superbes prestations quand tout le monde adhère au projet. Les jours où on passe de peu à côté, c’est qu’on n’a pas respecté les consignes ou individuellement qu’on n’y est pas. Quand tout le monde se donne, on est capable de faire de belles choses pour un niveau de Fédérale 2 en ayant côtoyé au-dessus.

N.P. : Six équipes pour quatre places, c’est une fin de saison passionnante…

V.M. : Les week-ends sont de plus en plus durs car c’est la fin, il faut prendre le maximum de points. Les déplacements à Aubagne et Monteux sont importants, on ne peut pas se permettre de chuter. On a eu la chance ou la malchance de prendre des bonus défensifs chez les gros. Chaque point va compter. Si on peut prendre des bonus offensifs sur les matches qui arrivent, il ne faut pas s’en priver.

N.P. : Comment vivez-vous cette concurrence avec Thibaud Nègre ?

V.M. : J’ai tout de suite bien accroché avec lui. On est sur une concurrence saine. On a un point fort, on vise tous les deux les mêmes choses. Si un passe à côté, l’autre est capable de prendre le relais. On se donne beaucoup de conseils, on s’aide pour le bien de l’équipe. Il y a un groupe super sympa, les joueurs savent mettre l’ambiance et les anciens intégrer les nouveaux.

N.P. : A l’approche des phases finales, le Stade Niçois en a-t-il encore sous le pied ?

V.M. : Je pense qu’on n’a pas encore montré tout ce qu’on est capable de faire malgré les scores larges. Aujourd’hui, on s’est rendu des matches faciles mais il faut être capable de se concentrer sur tout une rencontre. Avec la pression des gros matches, il faudra maîtriser nos nerfs, ne pas être trop pénalisés.

N.P. : Quels sont les secteurs à travailler selon vous ?

V.M. : On est trop gentil dans certains matches. On est une équipe qui n’a pas peur mais on manque de vice. Il faut être plus dur, plus rude sur certains contacts. A chacun de vouloir gagner son duel. Je serais curieux de voir combien de fois la charnière n’a pas bougé, idem pour les deuxièmes lignes, les centres. Il faudra donner le meilleur de soi, aller tous dans la même direction pour regarder vers le haut.

Crédit photo et plus d’informations sur www.stadenicois.fr

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Jane Doe

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