Jeremi Pirani (Cavigal handball) : "ce droit de rêver, on doit le garder dans un coin de la tête"

L’ailier gauche du Cavigal de Nice, Jeremi Pirani s’est livré sur son début de saison et celui de l’équipe. Sur le plan individuel, il est actuellement l’un des joueurs les plus efficaces de Proligue et le fer de lance de l’attaque rouge et noir. Cependant les résultats collectifs ne vont pas dans le sens des azuréens. Son discours plein d’envie et de volonté donne de l’espoir pour la suite du championnat et de sa carrière.

L’interview se déroule à la suite de la rencontre face à Nancy le 21 octobre (défaite 25-30).

Malgré un retour en seconde mi-temps vous perdez contre le leader du championnat, quel est votre ressenti sur le match ?

Un sentiment de déception est évident, parce que l’on a toujours l’envie de gagner les matchs, même face au leader. Des petits détails font qu’aujourd’hui on ne peut pas gagner face à une équipe qui vise la montée en Star Ligue. Sur cette rencontre, nous pouvions gagner. Avec plus de travail, d’envie et d’intensité, nous allons remporter des matchs ici ou à l’extérieur. Aujourd’hui on finit à moins de cinq buts et c’est vrai qu’à un moment donné l’écart était de huit. C’est ce moment-là qui fait que l’on perd ce soir. On était dedans tout le long mais le retour des vestiaires nous a fait mal.

Sur les premières rencontres vous jouiez beaucoup sur les ailes, avec de nombreuses contre-attaques. Qu’est-ce qui a fait que ce soir vous étiez sur le banc et que le système était différent ?

Honnêtement je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’à chaque fois que je suis sur le terrain j’essaye de jouer les contre-attaques à fond tout en apportant ce que j’ai à donner. Pour le plan de jeu et mon temps passé sur le terrain je ne peux pas vous dire. Ce sont les choix du coach et il a adapté le plan de jeu à celui de Nancy.

Avec un match en moins vous faites partie des meilleurs buteurs du championnat, est-ce que ce classement vous intéresse ?

La performance personnelle nous permet de nous juger mais je ne m’y attarde pas trop. Je joue les rencontres comme je le sens, en ce moment j’ai confiance en moi et j’ai la confiance du coach qui m’aide à être performant et concentré. Mais oui quand l’on est joueur de haut niveau on regarde toujours ses performances et ce classement. Maintenant c’est vrai que l’on pense aussi beaucoup au collectif et j’aimerai énormément que tous ensemble, on aille décrocher une première victoire.

On vous voit en grande réussite à 7m, comment arrivez-vous à faire abstraction de la pression ? Pour rappel, ce soir vous êtes à 6/6 dans cet exercice.

C’est un travail tout au long de la carrière si je puis dire car je suis encore jeune même si je fais partie des plus vieux de l’effectif (rires). C’est une habitude, depuis les catégories inférieures je tire ces pénaltys en ayant une pression ambiante. Quand j’arrive au point de 7m, j’ai qu’un seul objectif en tête. Je n’entends pas ce qui se passe autour, c’est mon duel face au gardien.

Après une saison 2019/2020 compliquée, qu’est-ce qui a fait que vous êtes revenu à votre meilleur niveau ?

Je ne pourrai pas l’expliquer, je suis arrivé dans un club où l’entraineur m’a tout de suite mis en confiance et donné des responsabilités. Pour lui, peu importe les années passées, j’ai une entière confiance et c’est vrai que ça me fait du bien parce que la saison dernière était délicate. Actuellement, avec l’équipe et le coach, c’est ce qui a fait que j’arrive à retrouver mon meilleur niveau. Je suis arrivé dans un effectif qui m’a directement mis à l’aise sur le terrain et en dehors. Ce facteur est important pour un joueur qui souhaite être performant.

Sur le plan collectif, après ce début de saison, est-ce que les objectifs ont changé ?

Non ils n’ont pas changé parce que la saison est encore longue. On a mal démarré, on le sait et on travaille sur nos défauts. Nous sommes dans une position délicate mais nous ne paniquons pas. On sait que les victoires vont venir et qu’une dynamique positive va nous faire remonter au classement. L’objectif est le maintien, et plus si vraiment il y a la possibilité. Ce droit de rêver, on doit le garder dans un coin de la tête.

Comment vos partenaires vivent-ils le début de saison ?

Ils le vivent comme moi. On est déçu et on voulait faire mieux. Le niveau de concentration est là aux entrainements et les week-ends. Forcément on est toujours triste d’une défaite ou d’un nul. L’entente va nous permettre de rebondir assez vite et d’aller chercher une première victoire dans ce championnat.

Prochain match pour Jeremi Pirani et ses coéquipiers le 30 octobre face à Besançon à la salle Pasteur de Nice.

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Jane Doe

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