JO de Tokyo : la gouvernance vire au ... rose

L’actuelle ministre japonaise des Jeux olympiques, Seiko Hashimoto, prendra la succession de Yoshiro Mori, démissionnaire après des déclarations "peu respectueuses" des femmes. Par la loi du contrepas, c'est une femme qui le remplace.

Agée de 56 ans, Seiko Hashimoto est née cinq jours seulement avant l’ouverture des Jeux de Tokyo 1964. Médaillée olympique en patinage de vitesse aux Jeux d’Albertville en 1992, elle a longtemps mené de pair une double carrière sportive, patinage en hiver, cyclisme en été. A son actif, quatre participations aux Jeux d’hiver (Sarajevo 1984, Calgary 1988, Albertville 1992 et Lillehammer 1994), et trois éditions des Jeux d’été (Séoul 1988, Barcelone 1992, Atlanta 1996).

Elle coche toutes les cases. Un profil international, une connaissance des Jeux olympiques et paralympiques, un solide réseau politique et, condition désormais obligatoire, une « profonde compréhension » de l’égalité des sexes. Depuis 2019, Seiko Hashimoto avait ajouté un second mandat ministériel, les Jeux olympiques, à sa fonction de ministre en charge de l’émancipation des femmes et de l’égalité des sexes.

Entrée rapidement politique, avec un premier mandat à la Chambre des conseillers en 1995, au nom du parti libéral-démocrate, elle n’a jamais quitté l’univers du sport. Elle a accompagné la candidature de Tokyo aux Jeux de 2020, en sa qualité de membre du conseil d’administration du comité olympique japonais. Elle a été chef de mission de la délégation japonaise aux Jeux de Rio 2016.

Seiko Hashimoto devrait être remplacée comme ministre des Jeux olympiques par une autre femme, Tamayo Marukawa. A 50 ans, cette ancienne présentatrice des journaux télévisés retrouvera une fonction qu’elle a déjà occupée pendant une année, entre 2016 et 2017.

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